PROLOGUE
(Paroles et musique : Jean-Jacques Debout)

NARRATRICE (CHANTAL GOYA)
Il était une fois, dans un pays imaginaire, une méchante sorcière qui était jalouse d’une jeune fille. Elle lui jeta un sort et la transforma en une pauvre vielle femme. Cette femme marchait doucement sous le poids de son fardeau, et tandis que la neige tombait, on la vit apparaître au fond d’une forêt et l’on entendit, comme dans un écho, sa pauvre voix s’élever dans le ciel :

LA VIEILLE FEMME
Le vent souffle et il fait de plus en plus froid, je suis toute seule sur ce chemin que je ne connais pas. Si seulement quelqu’un pouvait me dire pourquoi cette maudite sorcière m’a fait tant de mal. Mais qu’est ce que je vois là-bas ? Ah, ce n’est qu’un tas de bois ! Non, mais non, c’est une petite maison ! Est-ce qu’il y a quelqu’un dans cette forêt qui pourrait m’aider, je suis vieille et tellement fatiguée…

MERLIN
Oui, approchez-vous car ce malheur
Qui a tué votre bonheur
Je le connais mais n’ayez pas peur
C’est un sort qu’elle vous a jeté
Un sort qui vous a transformé
De la sorcière il faut se méfier

LES ENFANTS
Oh, madame, on ne vous connaît pas
Et vous semblez avoir si froid
Venez vous réchauffer sous notre toit

MERLIN
Oh mes enfants ne bougez pas
Merlin peut tout, il est le roi
Des magiciens, ne l’oubliez pas !

MARIE-ROSE
J’étais partie pour une autre vie
Et je sentais mon cœur endormi
Au fond de moi, si je l’espérais
Je ne savais si je reviendrais
Pour vous retrouver